METROPOLITE JEAN-CLEMENT JEANBART
Archevêque d’Alep
Diplômé de l’Université Pro-Déo de Rome en journalisme
Licencié en Droit Canon de l’Institut Pontifical Oriental
Docteur de l’Université Grégorienne de Rome: Théologie Éthique et Morale
Licencié en Philosophie de l’Université du St-Esprit de Kaslik (Liban)
Ministères: Ordonné prêtre en 1968 à Alep
Licencié en Théologie de l’Université St-Joseph de Beyrouth
Archimandrite d’Antioche
Métropolite d’Alep
Sacré Évêque en 1995, Visiteur Apostolique pour l’Europe Occidentale en 1999
Activités pastorales :
1968-1972:
Curé de paroisse à Alep et notamment à Jebel Es Saydeh où l’ouverture d’une coopérative alimentaire permit de venir en aide aux plus défavorisés.
Aumônier général de la JEC.
Directeur de la revue diocésaine d’Alep, renfonçant ses assises, doublant le nombre de ses lecteurs et par le fait même, élargissant son rayonnement.
Enseignant catéchétique dans les écoles gouvernementales.
Conférencier de thèmes religieux aux jeunes universitaires.
Prédicateur de retraites dans les paroisses du diocèse d’Alep et autres villes. Responsable de sessions de formation apostolique pour jeunes laïcs engagés.
Participant, en 1970, au Congrès du Clergé Grec-Catholique. Élu membre du Conseil directeur de ce Congrès.
1972-1977:
Spécialisations à Rome et Études juridiques pendant les temps libres:
Assistant d’une paroisse de Rome
Responsible de la Pastorale des jeunes, Catéchisme
Prédicateur de retraites spirituelles
1977-1982:
Supérieur du Grand Séminaire Ste Anne à Raboueh (Liban) qu’il a lancé avec une vingtaine de Séminaristes. Édification de bâtiments, équipement et accompagnement des futurs prêtres.
Services divers au patriarcat.
Travail paroissial: aide matérielle aux nénessiteux et aux personnes délaissées (nourriture, vêtements et médicaments). Aide spirituelle avec l’ouverture de bibliothèques dans les centres éloignés qui les réclamaient. Aide aux personnes âgées, déplacées et réfugiées, avec organisation de voyages de repos à Rome notamment.
1980-1983:
Professeur de théologie morale à l’USEK et Kaslik (Liban)
Professeur de Droit Canon à l’Institut St. Paul de Harissa (Liban)
1982-1988:
Président du Comité de Développement Patriarcal (CDP).
En charge d’un projet de construction de maisons pour aider et encourager les familles à rester au Liban. Cette mission confiée par Sa Béatitude comprenait un complexe de sept immeubles soit quatre-vingt appartements et s’inscrivait dans un projet précurseur et avant-gardiste au Liban.
Création de Centres Pastoraux pour l’Archevêché de Beyrouth et notamment dans la paroisse St Joseph (Achrafié) et d’autres paroisses de la Bekka. Forage de puits artésiens pour assurer l’eau aux villages éloignées.
Secrétaire Général exécutif des Commissions synodales
Organisateur avec S. E. Mgr Grégoire Haddad, en 1983, du premier Congrès Général de l’Eglise Grecque Melkite Catholique. Administrateur du Collège de Rayak avec renouvellement non seulement des bâtiments mais des enseignants, étoffant l’équipe pédagogique de religieuses et de professeurs de français pour améliorer le niveau.
Secrétaire patriarcal depuis 1983
Secrétaire du St Synode de 1984 à 1986
Chargé de la fondation de l’UMCI le 20.12.84 (Union Melkite Catholique Internationale), il en est le secrétaire Général depuis 1986 pour sauvegarder l’identité, resserer les liens et présenter au monde une Eglise Orientale fière de son héritage.
Fondateur de la revue «Melkite» trilingue en 1987, ce sont 6000 exemplaires qui étaient à chaque parution distribués aux fidèles melkites dans le monde. A participé à de nombreux Congrès Régionaux et Internationaux.
Congrès International de la JEC en 1964
«Conventus Internationalis luris Canonici» en 1977, à Rome
Congrès International des Évêques et Délégués des Conférences Épiscopales pour les vocations en 1981, au Vatican.
Forum et Séminaires de dialogue lslamo-Chrétien.
Publications:
Étude de Morale fondamentale «Argumentation morale et Problème de l’avortement» (Français)
Biographie de S. B. Maximos V (Arabe et français)
«Jean-Paul II apôtre de l’humanité » (Arabe)
«Tout pour I’Église » (Français)
Études et articles théologiques et socio-religieux publiés soit localement, soit à l’étranger.
Polyglotte, il connaît l’Arabe, le Français, I’ Anglais, l’Italien, le Grec, le Latin et comprend I’ Espagnol.
Activités sociales diocésaines:
Depuis son arrivée dans le diocèse d’Alep en septembre 1995, le Métropolite Jean-Clément Jeanbart a à son actif de nombreuses réalisations apostoliques, pastorales, éducatives, intellectuelles, culturelles et structurelles, au service des fidèles de la ville. II n’y a pas lieu d’énumérer ici toutes celles qu’il a menées à bout en quinze années d’épiscopat. Nous en citerons quelques unes des plus importantes sans toutefois minimiser l’utilité des autres, que les limites de cette page nou empêchent de mentionner.
«Francophonie»
1977: Dès sa prise en charge du Grand Séminaire Sainte Anne à Raboueh au Liban, le Père Jeanbart d’éducation française et francophile, ayant constaté le niveau très faible de la langue française des séminariste venant de Syrie ou de certaines régions libanaises. Pour remédier à cette lacune, préjudiciable à ses yeux, à une bonne formation de futurs prêtres, il organise des sessions intensives d’un an en français pour les novices. Bon nombre d’entre eux purent ainsi acquérir une connaissance acceptable de cette langue. Cette initiative pour la promotion de la langue française, il la poursuivit après la fin de son mandat au Séminaire, dans le cadre de sa charge à la tête du Comité de Développement Patriarcal (CDP), puis dans la plaine de la Bekaa, à l’école des Sœurs du Bon Service à Jabouleh et enfin dans le collège Sainte Anne de Rayak. (Ancienne caserne française contigüe à l’aéroport). Il est bon de souligner que plus de la moitié des élevés de ces deux dernières institutions appartenaient à la communauté chiite.
1996: Un an après son arrivée à Alep, il porta un intérêt tout à fait particulier à la formation des jeunes, pour les qualifier, leur ouvrir des débouchés et leur permettre d’accéder à des postes de travail plus intéressants sur le marché de l’emploi. Organisant pour eux, une nouvelle fois, des cours intensifs de langue, des sessions fermée d’apprentissage du français dans des lieux de villégiature éloignés de la ville, il fut tout naturellement amené à penser ouvrir à St Basile, un Institut de Langues, Tourisme, Commerce et Soins Médicaux en attendant une école hôtelière en préparation!
Pour ce faire, commencent alors les travaux de restauration de la maison Basile (XVIIe), projet réalisé en partenariat avec l’Œuvre d’Orient et l’enseignement Catholique à Paris.
Ces écoles ont été établies en collaboration avec des institutions sœurs en France. C’est ainsi que IBLIT est devenu un foyer ardent d’amitié franco-syrienne où circulent de façon continuelle, des coopérants français, des volontaires et même des intervenants renommés, venus de France, soit pour des sessions intensives soit pour attester et certifier la bonne marche des différents départements de l’Institut.
II entreprend aussi de restaurer et de rennover entièrement les bâtiments de l’Archevêché composés de quatre maisons alépines du XVIIe, XVIIIe, XIXe et début du XXe siècle. Parallèlement il termine la reconstruction de l’Eglise St Dimitrios à Jabrieh et s’occupe du réaménagement et l’embellissement des cimetières.
1997 : «Des Premières».
Il organise le premier voyage d’un grand groupe de jeunes chrétiens du pays pour participer aux JMJ à Paris:
280 jeunes gens et jeunes filles syriens très bien accueillis en France, signe avant-coureur de l’ouverture que connaît la Syrie du nouveau millénaire. Les années suivantes il planifie à nouveau trois autres voyages pour des jeunes dans le cadre des JMJ.
C’est d’ailleurs ce qui lui donnera l’idée en 2004 d’organiser à Alep un grand rassemblement de 4000 jeunes chrétiens de Syrie, appelés à vivre ensemble trois merveilleuses journées: une initiative étonnante et osée dans un pays qui interdisait tout rassemblement et manifestation et ou manquaient les structures d’accueil adéquats Depuis, bien des rassemblements similaires se sont succédés, mais il fallait que quelqu’un osât commencer après 40 ans de clôture ferme.
1998: Transformation d’une ancienne Église désaffectée en un atelier de confection de vêtements en coton ouvrant une possibilité de travail dans la dignité à une trentaine de mamans.
1999: Création dans un quartier pauvre, d’un dispensaire qui dessert actuellement un millier de familles besogneuses.
2000: C’est aussi cette année-là qu’il se lance dans un grand projet éducatif, l’école Amal inaugurée en 2001 avec ses 60 salles de classe, son auditorium, ses salles polyvalentes, ses cours et ses terrains de jeux qui s’étendent sur 22000m2.
Aujourd’hui, l’école Amal accueille 1500 élèves de la Maternelle à la Terminale. On soulignera ici le bon niveau de ses élevés en langue française.
Mgr Jeanbart a tenu aussi à pousser quatre établissements scolaires qui relèvent de sa juridiction, à faire de grands efforts pour promouvoir le français.
II s’agit de 4000 étudiants environ pour lesquels il est nécessaire de recruter de bons proviseurs et aumôniers. C’est dans ce but que les Séminaristes du diocèse sont désormais envoyés en Europe et en France notamment, pour parfaire leurs études et devenir des cadres de qualité. Actuellement trois sont en formation et quatre autres ont terminé leur cursus.
II est entendu que les autorités syriennes ne peuvent que se réjouir et apprécier aussi bien les résultats en généra excellents de ces écoles, que la qualité de leur bâtiments spacieux et bien adaptés.
Tout dernièrement, le diocèse a encore inauguré un centre de villégiature pour jeunes en montagne qui offre une capacité d’accueil pour 200 campeurs.
Depuis dix ans, Mgr Jeanbart face au problème de l’émigration des jeunes et à un besoin dramatique de logements sociaux pour les nouveaux couples, s’est trouvé contraint de se transformer en promoteur immobiliern «sui generis»: sans réel but lucratif, parfois déficitaire, il réussit grâce à la Providence … et quelques généreux; bienfaiteurs opportunément envoyés au moment critique, à équilibrer financièrement son budget : soixante appartements ont déjà été remis à leur bénéficiaires, soixante-douze sont en construction et soixante-dix-huit en instance d’exécution.
Il est bien évident que ces réalisations ont été anticipées par l’achat d’un nombre significatif de terrains constructibles à la périphérie de la ville, sur lesquels, l’Évêque d’Alep et ses successeurs pourront continuer à planifier leurs logements.
2003: Inauguration d’une Église œcuménique construite en association avec l’Evêque Grec-Orthodoxe de la ville d’Alep.
2008: Une Eglise adossée à un Centre de Dialogue et de Congrès, voit le jour. Son inauguration était prévue Mgr Jeanbart en 2011.
Capacité d’hébergement de 80 personnes. Structure prévue pour accueillir 300 congressistes. Plusieurs projets d’envergure étaient programmés pour 2011 mais la malheureuse guerre qui a frappé le pays en a rendu la réalisation impossible.
La guerre de tous les malheurs.
Le prétendu «printemps arabe» vint tout bloquer, des 2011 les destructions et malheurs qu’il a causé ont été inimaginables et par la force des choses tout fut perturbé, dans le pays en général et à Alep en particulier. Face aux souffrances des pauvres fidèles, sévèrement éprouvés par la guerre, I ‘Archevêché s’est attelé, depuis l’année 2012 à la tâche, pour lancer une large campagne d’action humanitaire qui a été concrétisée par l’exécution de plus de 20 programmes d’aide totalisant un budget équivalent à quelques neuf cents millions de livres syriennes, entièrement dépensées pour soulager le très grand nombre des familles chrétiennes d’Alep, touchées par la guerre et vivant dans la misère. «La main de la Providence» est le titre emblématique donné à un rapport détaillé, établi à ce propos.
Alep le 23 Avril 2017
Secrétariat de L’Archevêché d’Alep

